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2000 ans d'histoire

Quand Attila passe...

Châlons doit son nom au peuple gaulois des Catuuellani, ceux qui sont braves au combat. D'abord installés sur l'oppidum dit du camp d'Attila, à 16 km de Châlons, ils occupent la vallée vers l'an 20 avant J.C. Châlons devient un site stratégique majeur le long de la via Agrippa reliant Milan à Boulogne-sur-Mer. C'est grâce à Saint-Alpin, évêque de Châlons, que la ville échappe à la fureur d'Attila en 451.

Des Chaalons célèbres au Moyen-Âge

 

Au Moyen-Âge, Châlons tisse avec ses filatures un véritable réseau européen. Elle fait partie d'une hanse, les 17 villes regroupant les cités drapante qui vendent leurs produits aux célèbres foires de Champagne et de l'Île-de-France. Les draps qu'elle fabrique portent un nom : chaalons. Ils sont connus dans toute l'Europe, sous le nom de "shalloon" en Grande-Bretagne, "celoni" en Italie. Dans la deuxième moitié du XIIIe siècle, la ville compte 15 000 habitants - Paris abrite 80 000 habitants. Seule une dizaine de villes dépasse les 10 000 habitants dans la France de l'époque.

Une capitale provinciale

 

Châlons a toujours été fidèle au pouvoir royal. Elle a tiré un avantageux parti de ce royalisme. Au XVIe siècle, Henry III y établit une Chambre du Parlement pour la Picardie, la Brie, la Champagne et l'Île-de-France. Au XVIIe siècle, l'Intendant de Champgne y représente le roi. Ses pouvoirs sont importants. Le dernier des Intendants, Rouillé d'Orfeuil (1764-1790), y développe une politique ambitieuse donnant à Châlons une stature de capitale provinciale.

Quand Châlons n'était plus en Champagne

 

A la Révolution, Châlons gagne son statue de Préfecture du nouveau département de la Marne. Mais elle perd son nom de Châlons-en-Champagne pour Châlons-sur-Marne. Ce toponyme historique rappelait trop aux Révolutionnaires l'ancienne structure féodale du Comté de Champagne qu'il fallait faire disparaître. Elle retrouve son nom en 1998.

Histoire de soldats

 

Dès 1801, Châlons a des soldats à demeure avec l'installation d'un premier régiment de cavalerie dans l'ancienne abbaye de Saint-Pierre-aux-Monts. L'Etat voit en Châlons un lieu de concentration idéal en cas de conflit. Sous la monarchie de Jouillet, une caserne fonctionnelle est bâtie. En 1856, Napoléon III crée le camp militaire de Mourmelon, dit "Camp de Châlons". Une ligne de chemin de fer relie ce camp à Châlons. L'empereur s'y rend régulièrement pour passer en revue des déploiements de 20 000 soldats. A la veille de la guerre 1914-1918, Châlons, située dans la zone stratégique à la frontière mal acceptée, est l'une des principales villes de garnison française. Elle compte 6 000 militaires sur 31 000 habitants.

 


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